04.12.2006

Petite Histoire du Temple Guéretois

Deux Aubussonnais furent initiés à Guéret avant 1760. Une lettre du sieur Dubreuil-Deville official et curé à Guéret à l'évêque de Limoges fait connaître son sentiment sur la loge de Guéret le 14/05/1754.

D'après les archives de la Bibliothèque Nationale et du GODF, des FF∴ de Guéret se rassemblent et écrivent une demande de reconnaissance par le GODF et la remise de patente le 22 mars 1786.Leur loge s'appellera "Les Préjugés Vaincus"
Bien que l'on retrouve des écrits sur des T dans un immeuble de la rue de Rochefort, la construction de notre Temple est décidée par les FF∴ et le Vén∴ Alfred Grand Sénateur qui achètent un terrain à Guéret.
Les travaux commencent en 1912 et doivent durer 2 ans.
Sans local pour les T, des réunions fraternelles se déroulent chez les FF∴
La 1ère  guerre mondiale éclate les locaux sont réquisitionnés pour servir d'annexe à l'Hôpital pendant le conflit.
Le 3 novembre 1919, le GODF reçoit une lettre l'informant que la loge reprend ses travaux.
Le Temple est inauguré le 22/10/1922
Le 13 août 1940, une loi publiée par Vichy interdit les loges Maçonniques.
Une ordonnance met en vente l'immeuble le 30/10/1940 qui il est vendu 2 mois plus tard, le 18/12/1940
Occupé par la milice, il est libéré par les FFI.
L'immeuble est restitué à ses propriétaires, par ordonnance du tribunal civil de Guéret, le 11/07/1945
Des travaux des restauration sont entrepris en 1962et durent 18 mois.
L'inauguration officielle à lieu le 18/05/1964, en présence du grand Maître adjoint du GODF
Les vitraux actuels ont été dessinés par le F∴ Mi. Gir.

D'après : La Franc-maçonnerie Creusoise     Conception Arts Graphiques de la Marche Guéret
Pi. Bla        Pa. Can        Je Cha


Notre loge, "Liberté de Conscience" allume ses feux le 03/04/1999 par essaimage de la loge "Les préjugés vaincus"


En 2007, ce sont 6 loges qui font vivre ce lieu

 

24.11.2006

Mozart, la musique et la Franc-maçonnerie au siècle des Lumières

Colloque de clôture de l'« Année Mozart » du Grand Orient de France

Mozart, la musique et la Franc-maçonnerie
au siècle des Lumières


Journée d'études ouverte au public
Samedi 9 décembre 2006
Grand Orient de France - 16, rue Cadet, 75009 Paris


9h30, Accueil par Georges FERRE, Grand Maître adjoint du Grand Orient de France

9h45, Introduction par Jean-Michel QUILLARDET, Grand Maître du Grand Orient de France

Matinée 10h-12h30, sous la présidence de Catherine Massip, Directrice du Département de la musique à la BNF.

Modérateur : Guy ARCIZET, Grand Secrétaire aux Affaires Intérieures du Grand Orient de France

La musique et la Franc-maçonnerie au XVIIIe siècle

La première Franc-maçonnerie et la question de la musique : Geminiani et la Philo-Musicæ et. Architecturae Societas
par Roger Dachez, président de l’Institut Maçonnique de France.

Les compositeurs dans les loges de Paris et de Versailles des années 1770 à la Révolution
par Pierre-François Pinaud, Docteur d’Etat.

La musique maçonnique française à l’époque de Mozart : une approche musicologique
(la communication sera illustrée par des extraits joués au clavecin)
par Iakovos Pappas, directeur artistique de l’ensemble Almazis.

12h30-14h15 Pause

Après-midi 14h30 - 17h00 sous la présidence de Dominique FOURNIER, Directeur chargé de l'action culturelle à France Télévisions


Mozart fils de la Lumière

Regards sur l’influence de la Franc-maçonnerie parisienne sur l’art et la personnalité du jeune Mozart,
par Thomas Vernet, doctorant.

Mozart à Strasbourg et la Franc-maçonnerie,
par Gilles Corbi.

La Franc-maçonnerie en Autriche à l’époque de Mozart
par Antoine Faivre, directeur d’études honoraire à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Ve section)

Musique maçonnique, musique et Franc-maçonnerie chez Mozart : 33 ans de controverses !
par Ronan Loaëc.

Conclusion de Jean-Michel Quillardet, Grand Maître du Grand Orient de France.

17h30-18h30 Concert
La musique maçonnique de Naudot à Mozart
Direction Iakovos Pappas


IMPORTANT - RESERVATION

Pour toute information complémentaire pierre.mollier@godf.asso.fr
Cette journée est ouverte au public mais, en raison du nombre de place limité, il est prudent de réserver auprès de lauren.lecocq@godf.org

Principes fondateurs et definition de la Laïcité par Henri PENA-RUIZ

Principes_fondateurs_et_definition_de_la_laicite.doc

Le tablier et les gants

Planche symbolique

Le tablier et les gants

medium_ac_1_b.2.JPGLe tablier
Il constitue l’essentiel du « décor » du Maçon.
Ce Tablier, porté par tous les Maçons et qui nous donne le droit de nous présenter dans le temple, est l’emblème du travail, « qui rappelle qu’un Maçon doit toujours avoir une vie active et laborieuse, et doit prendre part à l’œuvre de la construction universelle », selon Oswald Wirth.

Il se compose d’un rectangle (références à l’espace du Temple), surmonté d’une bavette triangulaire (rappel de la symbolique tertiaire). D’ailleurs ses dimensions sont des multiples de trois : 225mm…

Aux grades d’apprenti et de Compagnon, il est fait de peau blanche épaisse sans aucun ornement – symbole de pureté -  sans doute pour mieux se protéger. En effet, l’apprenti et le compagnon ont à travailler durement pour tailler la pierre brute, et si l’esclave maudit son labeur forcé, l’homme libre qu’est le Franc-Maçon, répugne à la mollesse et à l’oisiveté. Ce travail doit avoir une action constante, féconde et utile au plus grand nombre.

L’apprenti porte le tablier avec la bavette relevée. Pour François Ménard, cela est fait pour protéger l’épigastre, lié au plexus solaire, et qui correspond au chakra ombilical  dont dépendent nettement les « sentiments » et les « émotions » contre lesquels l’apprenti surtout doit se protéger afin d’atteindre à la sérénité d’esprit qui fera de lui un initié réel. D’autre part, restant ainsi « isolés », les sentiments propres et les émotions dudit Apprenti ne risquent pas de gêner par leurs radiations la paix profonde du Temple dans lequel il est admis. Ce risque étant supposé ne plus exister chez le Compagnon et chez le Maître, ceux-ci peuvent sans inconvénient abaisser la bavette de leur Tablier.
Peut-être pourrions nous l’interpréter également de telle façon :
•    Suite à mon initiation, ce tablier à la bavette relevée, protège mon ombilic car l’on vient de me couper ce cordon ombilical qui me lié au monde profane. Etant apprenti et juste né, cette partie de mon corps reste encore fragile et exposé, alors que je me dois de dégrossir cette pierre brute…
•    Ou alors tout simplement pourrait-on dire que « Le tablier est ouvert,  car l’apprenti est là pour recevoir »…

Au grade de Maître, le Tablier varie selon les Rites, les Grades et les Obédiences, et peut porter des ornements, des décors de grande qualité. Sans doute est-ce là le signe que la pierre que l’on continu de travailler est maintenant dégrossie, et qu’il s’agit plus d’un polissage soigneux, que d’une taille grossière.


medium_41_1_b.2.JPG Les Gants
Les Gants de Maçons sont toujours de couleur blanche à tous les rites et à tous les grades symboliques. Ils sont, avec le Tablier, un des éléments indispensables des décors individuels de chaque maçon et nous donnent le droit de pénétrer dans le Temple.
Ils symbolisent la pureté du cœur et des mœurs et l’égalité entre les Maçons.
En effet, si le tablier distingue le grade du Maçon, les Gants placent tous les Maçons sur le même pied d’égalité.

Au Moyen Age, les tailleurs et les poseurs de pierre comme les morteliers portent des Gants dans un souci de protection. A la même époque, le Gant est associé à la noblesse et à la chevalerie. Il est également présent parmi les vêtements liturgiques du haut clergé romain.
Enfin, les Gants sont également un attribut vestimentaire de la sociabilité élitaire dans laquelle se développe la Franc-Maçonnerie moderne.
Toujours au Moyen-Age, c’est le nouvel apprenti qui devait offrir une paire de Gants blancs au Maître, voir à tous les membres de la Loge.
Dans la Maçonnerie moderne, c’est au contraire l’initié qui reçoit une paire de Gants blancs.
Dans certains rites ou ateliers, on offre au nouvel apprenti une deuxième paire de Gants pour la femme (la personne) qu’il estime le plus. La remise d’une paire de Gants à la « clandestine », la femme jugée la plus digne, doit rappeler au néophyte le souvenir de ses engagements, la dame étant censée être se conscience et la gardienne de son honneur en cas de défaillance. Oswald Wirth rapporte que Goethe, initié le 23 juin 1780 dans la loge Amalia zu den drei Rosen, sise à Weimar, offrit la seconde paire de Gants à Charlotte von Stein, en lui faisant remarquer que si l’hommage était de peu de prix, il présentait la caractéristique rare et précieuse de ne pouvoir être réalisé qu’une seule fois par un Maçon. La dame fut pour lui à la fois une égérie, une maîtresse, une muse et un mentor. Bien que la rencontrant presque chaque jour, il lui écrivit 1 700 lettres et billets.
Il est à noté également que dans certains grades supérieurs, notamment de l’écossisme, les gants sont noirs, quelques fois pour le Maître Secret (4°), rouges pour le Prince de Jérusalem (16°), jaunes pour le Noachite (21°), ou blanche doublée et bordée de rouge pour le Grand Commandeur du Temple.
Si les Gants sont indispensables pour  pénétrer dans le Temple, des rituels précisent dans quelles circonstances il est nécessaire, convenable, d’ôter les gants : par exemple lors d’une chaîne d’union,…

La symbolique de l'eau

symbeau.doc